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Bonne fête Maman !

« – Qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ? 

-Je veux être une maman, comme toi. »

C’est la réponse qui fusait étant enfant. « Comme toi », parce que c’était la chose la plus naturelle, la plus belle que je puisse rêver d’être. Être responsable d’un petit être, lui apprendre la vie, lui montrer qu’en mettant doucement un pas après l’autre on peut marcher et aller voir l’autre bout du monde, qu’après les biberons viennent de grandes découvertes culinaires (manger c’est la vie on est d’accord ?), qu’après les « pa-pa » viennent les mots, puis l’écriture, puis les longs romans d’aventures…

 

J’étais enfant lorsque je répondais cela. Comme si c’était une évidence. Et que j’allais être douée pour cela. Après tout, ma poupée ne pleurait pas, elle faisait tout ce que je lui disait de faire, elle était calme et elle m’aimait (oui, bon, en tout cas c’est ce que je pensais…)

En grandissant, je me suis toujours extasiée devant les bébés. C’est trooooooop mignon un bébé ! J’en veux un moi aussi, en fait j’en veux plein (pourquoi ne pouvons nous pas être raisonnable enfant ??!)

Et puis, l’enfant que j’étais a grandi, pour laisser place à la femme que je suis aujourd’hui.

 

« – Qu’est-ce que tu veux faire quand tu feras grande ? 

– Euh… Un road trip aux USA ? Travailler dans la décoration d’intérieur ? Tomber amoureuse ?

– Les bébés ?

– … Euh … »

La femme que je suis comprend maintenant l’arrière de cette vocation. La poupée a laissée place dans mon esprit aux vrais bébés et tout ce que cela représente : les cris toutes les deux heures la nuit, les couches, les caprices, les dépenses (on parle de la robe à 30 € qui ne durera que quelques mois, ou encore du prix des couches Pampers dont il faut renouveler les stocks régulièrement ?), et pour peu que mon bébé ait hérité de ma fibre artistique, on pense déjà aux prix de son école d’Art pour plus tard… Et puis, les enfants, c’est mignon mais parfois… on voudrait les bouffer non ? Il faut les accompagner durant toutes leurs crises : les dents, les périodes « transitions », l’éducation, l’adolescence.

Alors tout d’un coup, la maternité, c’est dur et on est plus trop sûr…

« Est-ce vraiment fait pour moi, maman ? »

 

Et puis, je fais une petite rétrospective de toutes ces années, de toutes mes années, je regarde ma maman, mon pilier, mon point de repère, je vois tout l’amour que je lui porte et je me dis qu’être maman, ce n’est pas que compter. C’est prendre la vie comme elle vient. Mes projets ? Ils seront chamboulés, cela ne fait aucun doute. Mon sommeil ? Il sera perturbé. Ma petite vie paisible ? Adieu. Parce que les enfants, c’est du boulot. Ça nous remet à notre place rapidement, ça nous pousse dans nos retranchements.

Mais au final, c’est tellement plus que ça. C’est de l’Amour. Et ça, ça n’a pas de prix.

 

« Alors, OUI, je veux être maman, comme toi »

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