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Tout ce qu’il faut savoir sur la hernie discale

Aujourd’hui, on se retrouve pour parler d’un sujet qui me concerne directement : la hernie discale. Avant tout chose, petit disclaimer : je ne suis pas une professionnelle de la santé. J’ai été confrontée de Janvier à Juin 2018 à une hernie discale. Je sais ce que c’est, mais mes mots ne seront certainement pas aussi précis que ceux des médecins/chirurgiens. Cet article a pour vocation de vous énoncer mon cas (chaque cas est particulier), de vous expliquer mes différents traitements, et mes conseils, si, malheureusement, vous présentez des similitudes avec mon cas.

 

| La Hernie discale |

Commençons par le commencement : Qu’est-ce qu’une hernie discale ?

Une hernie est la saillie d’un organe ou d’une partie d’organe hors de sa position habituelle. Une hernie discale est la saillie d’une portion d’un disque intervertébral.

Votre dos est composé de 24 vertèbres mobiles de la colonne vertébrale. Entre chacune de ces vertèbres se trouve un disque intervertébral formé d’une structure fibreuse et solide qui contient un noyau gélatineux. Ces disques donnent une souplesse à la colonne et servent d’amortisseurs en cas de choc.

Une hernie discale se produit lorsqu’un disque s’affaiblit, se fissure ou se rompt et qu’une partie du noyau gélatineux fait irruption.

Personnellement j’avais une hernie discale L4-L5, située au niveau des lombaires qui, en appuyant sur mon nerf sciatique, a provoqué une sciatique.

Une sciatique est une douleur vive ressentie le long d’un des 2 nerfs sciatiques. Situés à l’arrière de chacune des jambes, ce sont les nerfs les plus volumineux de l’organisme. Ils rejoignent la colonne vertébrale au bas du dos, à la hauteur des vertèbres lombaires et sacrées (tout juste au-dessus du coccyx).

La douleur atteint principalement la fesse et la cuisse, et s’étend souvent jusqu’au pied. Le plus souvent, la douleur ne touche qu’un seul côté du corps.

 

| Mon cas |

J’ai commencé à travailler dans un grand magasin d’ameublement qui ouvrait une nouvelle boutique qu’il a fallu aménager. Pour la faire courte, il a fallu aller très (trop) vite pour respecter les délais, nous n’avons eu aucune formation pour manipuler des objets lourds. Le résultat : je sentais que je sollicitais beaucoup (trop) mon dos, je sentais qu’il tirait… Et moi, je continuais, je ne le ménageais pas, j’ignorais la douleur. La fatigue me faisait endosser des objets lourds, ce qui est très mal.

Mais pourquoi ? Parce que c’était mon premier job, parce que je voulais me donner à fond. J’avais sincèrement à l’époque le souhait de faire carrière dans cette entreprise.

Finalement, le 11 Janvier j’ai atteint un point de non retour : je m’accroupissais pour ramasser un carton plutôt léger, et, au moment de me relever, j’ai ressenti une douleur atroce dans le bas de dos. Je suis restée bloquée sur place pendant de longues minutes jusqu’à ce qu’on vienne m’aider. Autant vous dire que je n’en menais pas large.

A partir de ce moment, des douleurs très fortes se sont installées dans le bas du dos (hernie discale), qui descendaient par la suite dans la jambe gauche, jusqu’au mollet environ (sciatique).

Je me déplaçais comme une grand-mère, avec en plus une douleur aigüe dans la jambe qui rendait la marche très douloureuse.

Rendez-vous donc en urgence chez mon médecin généraliste, puis IRM. Le résultat : hernie discale L4-L5, région lombaire basse (au niveau des hanches), avec sciatique gauche.

 

| Mon traitement |

J’ai commencé mon traitement avec trois infiltrations « classiques » réalisées auprès d’un rhumatologue. Le principe ? Injecter de la cortisone le plus justement possible dans la zone douloureuse afin de calmer la douleur. C’est une infiltration dite « à l’aveugle » dans le sens où elle n’est pas contrôlée par une radio. On injecte le produit dans la zone. Ces trois infiltrations n’ont eu aucun succès, ni même aucune amélioration.

Le deuxième traitement : les infiltrations sous contrôle radio. Ces infiltrations sont réalisées dans un hôpital/clinique. Les seringues, guidées par une radio, permettent d’injecter la cortisone dans la zone précise de la hernie. Autant vous dire que sans aucun antalgique, la douleur est très intense. Sachez qu’en plus il vous est interdit de bouger, ce qui est logique. Cela dit, on a tous des réflexes de protection quant à la douleur !

J’ai du en réaliser une première, qui n’a pas été efficace, puis une seconde. Autant vous dire que je n’en menais pas large quand j’ai du y retourner… Etonnamment la seconde a été moins douloureuse.

Mais le résultat est resté inchangé : j’avais toujours mal au dos avec une douleur qui suivait un trajet sinueux le long de ma jambe.

Aussi, après ces infiltrations, la tournée de tous les kinés/ostéos de la région, s’est alors posée la question de l’opération chirurgicale.

 

| L’opération |

Avant toute chose, l’opération n’était pas obligatoire. Seulement la hernie durait et semblait s’être bien installée, et ma sciatique s’empirait, au point d’avoir des fourmillements dans le pied gauche. J’aurais pu prendre la décision de rester comme ça. Mais une hernie peut mettre 10 ans à se résorber. Autrement dit, vivre ainsi pendant 10 ans, à 25 ans, c’était inenvisageable pour moi.

J’ai rencontré plusieurs chirurgiens afin de me faire plusieurs avis. Je n’étais de base pas très rassurée par l’opération du dos. Le fait que le chirurgien soit rassurant, disponible et à l’écoute était donc très important. J’ai notamment été rassurée par le fait que ma hernie n’était pas localisée dans la moelle épinière, donc aucun risque, de finir tétraplégique.

J’ai finalement été opérée le 15 Juin, soit environ 5 mois après le déclenchement de la hernie. L’opération s’est passée aux Franciscaines à Versailles, par le chirurgien R.J.

C’est une opération en ambulatoire (si tout se passe bien), qui dure moins d’une heure, en anesthésie générale. C’est une technique mini-invasive, réalisée par le biais de radio, caméra de guidage. L’incision mesure 2-3cm.

Pour aller droit au but, je suis arrivée vers 7h et j’ai été opérée à 11h00. Je me suis réveillée vers 14h. La douleur se modifie instantanément : je n’avais plus du tout mal dans la jambe. La douleur intense était concentrée au dos, et plus spécifiquement au niveau de l’opération.

 

| Le post-op |

Très franchement, je ne vous le cache pas, le post-op est assez douloureux. Les premiers jours, vous êtes shooté aux antidouleurs, anti-inflammatoires, du coup vous êtes dans le brouillard mais la douleur n’est pas trop forte. Personnellement j’ai réagi très violemment aux médicaments dès les premiers jours : céphalées, nausées… Bref, j’ai du baisser très fortement les doses d’antidouleurs et arrêter totalement les anti-inflammatoires que mon estomac ne supportait plus.

Les anti-inflammatoires, comme leur nom l’indique, atténuent l’inflammation (un oedème interne) au niveau de l’incision. Le fait de ne pas en prendre attisait donc la douleur au niveau de la cicatrice.

En ce qui concerne le positif, je pouvais de nouveau marcher ! Sans aucune douleur dans la jambe. Dès le premier jour vous pouvez faire une petite balade (5min), puis augmenter la durée chaque jour progressivement. C’est certainement le plus gratifiant : souffrir mais pouvoir en faire un peu plus chaque jour. Dépendre des autres totalement au début, puis réussir à faire des choses au fur et à mesure que vous n’arriviez plus à faire.

Le bilan :

Opération > Op +1mois : les douleurs sont intenses et encore assez présentes au niveau de la cicatrice. Des infirmières viennent 3 fois/semaines pour nettoyer la plaie. Vous pouvez progressivement en faire de plus en plus dans la vie de tous les jours, mais, au final, vous restez encore très fragiles et le moindre mouvement incontrôlé peut vous faire souffrir. Pas de déplacement en voiture/transports en commun avant les 15ers jours (courte distance) et le premier mois pour les longs trajets.

Op +1mois > Op+2mois : Début de la kiné. C’est à ce moment que je me suis rendue compte que mon corps était continuellement tendu et crispé. Les premiers séances sont donc destinées à se détendre et reprendre progressivement confiance en soi et en son corps. L’appréhension bloque encore beaucoup, mais c’est un bon moyen également de se protéger. Il en faut donc un peu, mais pas trop !

Op +2mois > Op+3mois : départ pour les vacances. Le mot d’ordre est repos et consolidation. L’emploi de temps oscille donc entre rééducation toujours avec un kiné et farniente pour se reposer. D’un point de vue physique, on est très nettement sur la bonne voie.

 

| Et après 3 mois ? |

Au bout du troisième mois, il y a un véritable mieux. Si ce n’est quelques douleurs localisées qui rappellent notre « fragilité », on recommence à vivre normalement. C’est à partir du 3ème mois que j’ai repris le sport. Attention pas n’importe quel sport : la natation et plus spécifiquement le crawl, et les pilates. Je compte reprendre le running mais plus tard, une fois que mon dos se sera bien consolidé. Le tennis, le golf et l’éducation sont les trois sports qui m’ont été fortement déconseillés par les médecins/chirurgiens.

 

| L’avenir professionnel |

Bon, et le travail alors ? J’ai clairement du repenser mes projets. Voilà mon plus grand enseignement dans cette affaire : ne jamais mettre sa santé en danger pour un travail. Jamais. Même si vous pensez que c’est le travail de votre vie. Parce qu’une fois que la santé n’est plus là, tout le reste lâche. Une fois que le corps lâche, le mental suit généralement. Je vous assure, je suis une personne optimiste et qui va de l’avant. En pourtant, j’ai été à deux doigts d’aller voir un psychologue après l’opération. Ne plus pouvoir être le maitre de son corps, devoir dépendre des autres, douter de ses capacités, se demander si, après tout ce temps (Janvier rappelons-le), il n’y aura ne serait-ce qu’une unique journée sans aucune douleur… Je ne vous le cache pas, ça a été une épreuve comme je n’en ai jamais vécu. Je relativise toujours en me disant que ça aurait pu être pire. Il y a toujours pire.

Mais maintenant je vais vers le mieux. J’ai trouvé un nouveau travail, plus en adéquation avec ma santé, mes souhaits. Je suis contente, mais désormais je connais mes limites. Et plus jamais je ne les dépasserai.

 

| Mes Conseils |

Alors mon dernier mot de soutien pour celles et ceux qui seraient dans mon cas : courage. C’est un mauvais moment à passer. Pour certain, la hernie discale se soignera toute seule, pour d’autre son traitement sera plus lourd que le mien.

Voici seulement mes derniers conseils :

> N’attisez pas la douleur.

Si vous avez une hernie discale, mon premier conseil est de vous reposer. De nombreux docteurs diront qu’il faut au contraire continuer de vivre comme si de rien n’était, que tout se remettra dans l’ordre ainsi. Dans mon cas ça n’a pas du tout fonctionné. J’étais à un tel point de fatigue physique que reprendre mon travail dix jours après le déclenchement de la hernie a été une erreur monumentale et je suis persuadée qu’elle a empirée la situation. Mon mot d’ordre : se soigner (infiltrations, massages, ceinture chauffante) et se reposer. Eviter les longues promenades, éviter la position stationnaire debout, éviter le sport intensif… Bref, se ménager.

J’ignore si agir comme cela dès le départ m’aurait éviter l’opération, mais une part de moi-même ne peut s’empêcher de penser que j’ai atteint un point de non retour en ignorant la douleur pour aller travailler (je précise que c’était un travail physiquement intense, avec port de charge et position debout toute la journée).

> Entourez-vous.

Ne restez surtout pas seul. Cette maladie va aussi bien attaquer votre corps que votre mental. Alors entourez de personnes patientes et bienveillantes, qui pourront vous accompagner dans cette épreuve. Je vous le disais, j’ai failli aller chez un psy tellement la situation était critique. Il ne faut pas prendre cette maladie à la légère.

> Ecoutez-vous et faites vous confiance.

Ecoutez votre corps, ce qu’il vous réclame, voir même vous supplie. Reposez-vous, même si autour de vous le monde s’agite. Cessez le sport, même si autour de vous le monde est actif. Cessez les déplacements trop importants, même si vous rêvez de lointaines escapades. Au final, vous êtes le maître de votre corps. J’ai appris au fil des mois que j’étais celle qui tenait les rennes de ma santé. J’étais entourée de professionnels de la santé, mais au final, c’est moi qui prenait les décisions. Et surtout, ne craignez pas de vous faire arrêter pour une longue durée. Ce n’est pas comme ça que l’on est supposé vivre, certes, mais il vaut mieux être arrêtée 9 mois, plutôt que continuellement pendant le reste de sa vie.

> Allez-y progressivement.

N’allez surtout pas trop vite et arrêtez vous dès que votre corps vous le demande. C’est lui qui a été mis à rude épreuve. Le mental voudrait repartir dès la fin de l’opération, mais le corps, lui, se panse moins rapidement. N’oubliez jamais que votre corps et que votre esprit sont indissociables.

> Ne franchissez pas vos limites.

Je connais les miennes, et il faudra désormais me marcher dessus pour que je les franchisse. Aucun travail ne devrait mettre en cause votre santé. Personne ne devrait vous obliger à aller plus vite que vous ne pouvez le faire, à travailler plus que vous ne pouvez le supporter. Il n’y a rien qui ne devrait vous pousser à franchir vos limites. Se dépasser, c’est bien et sain, mais lorsque c’est au détriment de la santé, cette une spirale négative. Et vous le paierez.

Alors refusez cette spirale. Vous n’avez qu’une vie, prenez-en soin. Affranchissez-vous de ce que les gens pensent être bien pour vous. Vous tenez les rennes de votre destinée.

et donc or et donc

or et donc or et donc

J’espère que cet article aura pu éclairer certains d’entre vous,

xoxo

 

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