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Une petite histoire

#Une petite histoire – Chapitre 9

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– À quelle heure sommes nous censés arriver ? demanda Hortense qui cachait depuis quelques heures déjà ses premiers signes de fatigue.

– Pas avant 8h demain, 10h heure locale. Tu es fatiguée ? Tu veux aller dormir ?

– C’est tout le travail de la semaine qui commence à se faire ressentir. Alors je ne te garanti pas de veiller tard cette nuit.

Hortense s’étira sur son siège et jeta un coup d’oeil vers le hublot.

– Je n’arrive toujours pas à croire qu’on va aux Seychelles. C’est tellement délirant…

– Tu devrais aller te reposer dans la chambre, parce que ça va être deux jours de folie !

– Il y a une chambre ?

– On parle tranquillement depuis tout à l’heure et je ne t’ai même pas fait visiter…

– Je ne pensais pas que ça nécessitait une visite. C’est si grand que ça ?

– Non, mais il y a quand même une chambre et une salle de bain au fond, pour que tu puisses te reposer pendant le voyage.

– Et toi, tu ne vas pas dormir ?

– Pas pour le moment, j’ai du travail qui m’attend, à savoir rattraper presque quinze jours d’absence. Ça va me prendre un certains temps. Viens, je vais te montrer, dit Ralph en attrapant le sac de Hortense.

Il lui prit la main et l’entraina à sa suite. Trop fatiguée pour résister, elle le suivit sans commentaire. Il la conduisit dans une chambre confinée mais confortable, assez luxueuse pour rivaliser avec un hôtel cinq étoiles. Un énorme lit, qui occupait quasiment tout l’espace, semblait être fait qu’avec du coton. La chambre donnait sur une petite salle de bain qui semblait néanmoins contenir l’essentiel à savoir une douche et un lavabo en marbre.

– Ça va Hortense ? demanda Ralph inquiet.

– Je suis juste en train de me dire qu’il me faudrait une bonne claque pour que je me réveille, mais sinon ça plane, répondit-elle.

– Au moins tu ne perds pas ton sens de l’humour, répliqua Ralph en souriant. Tu n’as besoin de rien d’autre ?UPH-chap9-5

– Et bien, puisque tu en parles, si on pouvait venir me masser le dos ça serait vraiment génial. Avec manucure, pédicure. La base quoi…

Hortense ne put réprimer un sourire devant l’ironie de la situation.

– Ah, répliqua Ralph dont la confusion s’était emparée de lui, tu rigoles encore !

– Je ne suis on ne peut plus sérieuse, se moqua Hortense. Tu as oublié ? Il va falloir faire amende honorable dans ce cas là !

– Tu veux quoi ?

Hortense s’approcha de lui, plaça ses mains sur ses hanches qu’elle remonta doucement jusqu’à son torse. Elle approcha son visage et l’embrassa sur le cou. Elle obtient le résultat escompté : Ralph rompit les derniers centimètres qui les séparait et se pencha vers son visage. Hortense en profita pour lui souffler à l’oreille :

– Je rigolais Ralph ! dit-elle en riant. Evidemment que tout va bien. Alors si tu veux bien, je vais aller me reposer.

Elle l’embrassa rapidement et se détacha de son étreinte. Elle se pencha pour attraper son sac devant un Ralph abasourdi.

– Tu te moques de moi depuis le début ? Jeune fille, vous ne perdez rien pour attendre…

– Jeune fillllle…

Mais Hortense n’eut pas le temps de continuer sa phrase que Ralph la poussait sur le lit. Il la bloqua si bien qu’elle était complètement sa prisonnière.

– Jeune fille, vous n’aurez pas volé ce qui vous arrive, dit Ralph en souriant à pleines dents.

Il se mit à la chatouiller brusquement et Hortense se tordit sous lui, tentant d’échapper à la torture.

– Ar-rête, haleta-t-elle.

– Vos excuses jeune fille, continua Ralph avec un sourire vengeur.

Il arrêta le temps de lui laisser prendre sa respiration.

– Excuse-moi de t’avoir fait marcher, souffla-t-elle.

Ralph lui attrapa alors les poignets qu’il maintient au-dessus de sa tête, l’obligeant à se pencher sur elle.

– Heureusement que j’ai du travail, jeune fille, sinon…

– Heureusement oui, sourira Hortense.

Il se pencha pour l’embrasser profondément, et c’est haletant qu’il rompit leur étreinte.

– Bon j’y vais, sinon je ne partirai plus. Bonne nuit Hortense.

– Bonne nuit Ralph.

UPH-chap9-2Il sortit en lui faisant signe de la main. Hortense se releva, et tenta de remettre de l’ordre dans sa tenue. Elle attrapa sa trousse de toilette dans son sac et rejoint la salle de bain en quelques enjambées. Le reflet qui lui renvoya le miroir était semble-t-il celui d’une inconnue aux yeux fiévreux et à la tenue complètement débraillée. Elle tenta de sauver les apparences, prit une douche, démêla ses cheveux. Puis elle enfila son pyjama, constitué d’un simple shorty et d’un vieux tee-shirt trop grand. Classe, se dit-elle en priant pour que Ralph ne la voit pas ainsi… On peut toujours rêver, se dit-elle. Elle avait tout prévu, sauf penser à prendre un pyjama un peu plus flatteur. A son désespoir, elle se rendit dans la chambre, grimpa sur le lit et se lova dans la couette. Du satin ? Elle attrapa son mac, ses lunettes et tenta de se plonger quelques instants dans son travail. Cela lui permettrait de calmer son esprit toujours bouillonnant de leur étreinte. Cela faisait quelque temps qu’elle n’avait pas été aussi proche d’un homme. Depuis Guillaume en fait. Elle avait redouté cette proximité, mais elle devait bien s’avouer qu’elle craquait complètement pour Ralph, au delà de la ligne que sa conscience lui ordonnait de ne pas franchir. Cela ne promettait rien de bon, soupira-t-elle. Elle se plongea alors corps et âme dans son travail – il faillait vraiment qu’elle assure pour valider sa matière avec une moyenne souhaitée de 15- si bien qu’elle sombra dans un sommeil profond sans même sans rendre compte.

Elle sentit vaguement quelqu’un qui lui enleva ses lunettes et son ordinateur avant de se retourner et de se rendormir profondément.

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– Hortense, souffla une voix dans son oreille.

Elle se retourna pour se rendormir. Mais lorsqu’on la secoua, elle ouvrit les yeux.

– Salut la belle au bois dormant. Désolée de te réveiller mais nous sommes arrivés !

Hortense se redressa brusquement, émergeant alors totalement. Elle se pencha vers le réveil qui affichait 08h02.

– Il est 10h en fait ici, souligna Ralph qui avait suivi son regard. On vient d’atterrir et une voiture nous attend. Je voulais te réveiller au dernier moment. Tu as l’air tellement paisible quand tu dors que j’ai du vérifier plusieurs fois que tu étais bien vivante. C’est tellement rare chez toi, tu sais, cette tranquillité !

– Je suis quelqu’un de très serin, détrompe-toi ! C’est toi qui me stresses.

– J’ai été surpris d’ailleurs de constater que tu portais des lunettes hier soir, quand tu dormais sur ton travail.

– Oh merde, souffla Hortense. J’étais en train de travailler…

Et puis comme si cette remarque venait de faire resurgir chez elle un souvenir, elle attrapa vivement la couette qu’elle remonta jusqu’à son cou.

– Bon, dit Ralph qui avait prit cela pour un signal, je te laisse te changer. Je t’attends dehors.

Il se dirigea vers la porte avant de se retourner.

– Au fait, magnifique tee-shirt, lui dit-il avec un sourire taquin. J’ignorais que tu jouais au foot !

– Ce n’est pas moi mais Maxence, répondit-elle vivement pour se justifier.

Ralph sortit en rigolant.

Merde de merde, se dit Hortense. Mission camouflage du pyjama échouée.

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Elle sortit quelques instants plus tard. Elle retrouva Ralph au téléphone et lui fit un sourire timide.

– Bon, je dois reconnaitre, lui dit-il après avoir raccroché, que même si j’aime ton tee shirt de foot, cette robe met vraiment tes yeux en valeur.

– Merci, répondit Hortense en rougissant. Et je te rappelle que ce n’est pas mon tee-shirt mais celui de Maxence. On ne jette rien à la maison, et comme il ne lui allait plus… J’ai bien conscience que pour le sexy on repassera…

– Au contraire, la coupa Ralph, c’était très sexy, crois-moi !

– Bon n’en parlons plus on je vais me consumer. On nous attend non ?

– Oui, répondit Ralph en se ressaisissant. Donne-moi ton sac, on y va.

Il regagnèrent la voiture, qui les mena rapidement devant un hôtel qui semblait tout droit sorti d’un rêve. Il était constitué de plusieurs cabanes sur l’eau, donnant sur une plage paradisiaque. Une femme les mena devant ce qui semblait-être leur cabane, leur donna les clés avant de s’en aller, non sans leur avoir indiqué toutes les informations relatives au weekend.

Ils déposèrent leurs affaires dans une pièce confortable, meublée d’un grand canapé ainsi que d’un aquarium géant qui donnait au salon un caractère très sympa. Le reste de leur quartier était constitué d’une chambre comprenant un gigantesque lit à baldaquin.

– Que veux-tu faire avant le déjeuner ?

Hortense qui avait loupé son petit déjeuner sentit son estomac gronder.

– On pourrait se baigner. L’eau à l’air tellement extraordinaire.

– On y va alors ! Va te changer dans la chambre, je vais rester dans le salon.

Hortense rejoint la chambre avec son sac, récupéra avec beaucoup de mal son maillot de bain qu’elle avait rangé avec soin tout au fond de son sac. Elle l’enfila. C’était son bikini préféré. Elle pensa rapidement que c’était la première fois qu’elle allait se montrer aussi peu vêtue, si on peut dire, et à cette pensée une bouffée d’angoisse la submergea.

– Ok, pas de panique, se dit-elle. On va juste se baigner, pas de quoi en faire un roman. Alors respire et va faire quelques brasses !

Elle regagna le salon, et trouva un message de Ralph :

« Retrouve-moi dans l’eau. »

Elle emprunta la passerelle qui lui permit de regagner la plage au sable blanc. Elle aperçu Ralph à quelques mètre de là. Elle lui fit un signe de la main et pénètra doucement dans l’eau. Elle était tellement bonne qu’elle ne mit pas plus d’une minute pour le rejoindre.

UPH-chap9– C’est hallucinant à quelle point la mer n’est pas froide, lui dit-elle quand elle l’eut retrouvé.

– On est loin de votre Atlantique n’est-ce pas ?

– Ne critique pas l’Atlantique, répondit-elle en le menaçant de son doigt. Mes parents vivent aux Sables, et c’est super génial.

– Reconnais quand même que l’eau n’est pas à la même température.

– Ce n’est pas faux !

– Je pourrai rester dans l’eau toute la journée pour ma part, ajouta Ralph qui s’allongea.

– N’oublions pas quand même d’aller prendre un morceau, protesta Hortense qui aurait pu avaler un repas gargantuesque.

– Ventriloque, se moqua Ralph.

Hortense lui lança un énorme jet avec l’eau qu’il reçu en plein visage. Pas préparé, il s’étouffa à moitié. Hortense parti d’un grand éclat de rire.

– Tu as oublié de te boucher le nez mon chéri ? hoqueta-t-elle.

Ralph la prit brusquement par les hanches et la poussa dans l’eau. Rapide, elle eut néanmoins le temps de retenir sa respiration.

Ils s’amusèrent ainsi pendant quelques heures, profitant du bain de soleil ainsi que du cadre paradisiaque avant que leurs estomacs de simples mortels ne se mettent à protester.

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Ils passèrent le reste de leur journée à parler au bord de la plage, à admirer le paysage tout en cherchant à mieux se connaître. UPH-chap9-4Déjà Hortense commençait se détendre. Elle riait aux anecdotes que Ralph lui racontait sur son enfance ou encore sur les plateaux de tournage. Même si cela lui semblait invraisemblable, elle ne doutait plus de son attirance pour lui. Non, c’est vraiment tout l’univers dans lequel il vivait qui lui faisait peur. Mais elle accorda une pause à sa crainte pour profiter au maximum de son weekend. Ralph quant à lui retrouvait la Hortense qu’il avait découverte dans l’ascenseur. Elle était redevenue espiègle, peine de joie de vie et semblait apprécier la journée avec insouciance. Alors qu’ils souhaitaient mettre sur pause et éterniser cet instant de pur bonheur, le temps au contraire fila à toute vitesse. Après un dîner en tête à tête dans un restaurant très chic – où ils avait bu leur cocktail dans une coque de noix de coco – une musique folklorique permit à Ralph de prouver ses prouesses sur le dancefloor. Il y invita Hortense et ils se déhanchèrent sur une musique langoureuse. Alors qu’elle plaçait ses bras autour du coup, elle se pencha et souffla son oreille :

UP histoire-chap9-3– Merci pour ce weekend, je m’amuse vraiment…

– Ce n’était pas gagné, n’est-ce pas ?

– Qu’est-ce qui te fait croire ça, demanda-t-elle en lui faisant des yeux de biche.

– Quelque chose me fait croire que ce weekend était un peu un test, n’est-ce pas ?

– Mmmmmh, fit Hortense songeuse.

– Le test a réussi ? Tu viens de me dire que tu t’amusais, demanda Ralph inquisiteur.

Il resserra son emprise et sonda son regard. Hortense le regarda pendant plusieurs instants.

– Je t’aime, souffla-t-elle.

On aurait offert un planeur à Ralph qu’il n’aurait pas fait une tête différente.

– Victoire, rugit-il en levant sa main en l’air.

Hortense rigola.

– Ohé, redescend sur terre ! Je t’ai juste dit que je t’aimais.

Ralph la prit dans ses bras pour la faire tournoyer avant de l’embrasser. Ils respiraient le bonheur en cet instant. Mais comme toute les bonnes choses, elles ont une fin, et tôt ou tard ils devraient replonger dans la réalité.

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N’hésitez pas à retrouver le début de l’histoire ici,

xoxo

delph

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