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Une petite histoire

# Une petite histoire – Chapitre 6

 

Le weekend était à l’été à Versailles. Les rues habituellement bondées étaient désormais vides, comme si tout le monde était resté chez lui en quête d’une brise de fraicheur. Tout le monde ? Pas exactement Alors que le soleil était à son zénith, Ralph et Hortense sirotaient tranquillement une boisson rafraîchissante. Elle riait du look « incognito » de Ralph, à savoir un casquette et des lunettes qui lui barraient le visage, et à vrai dire son rire était contagieux. Lorsque le serveur vint les voir, ils discutèrent un peu, et la joie de vivre de Hortense, qui était contagieuse, se peignit aussi bien sur son visage que sur celui de Ralph.

– Alors en vacances les jeunes ? les héla-t-il en s’approchant.histoire

– On peut presque dire ça, lui répondit Hortense avec un grand sourire.

– Et vous n’êtes toujours pas partis ?

– Visiblement non, rigola-t-elle. Je pense que comme nous sommes les seuls clients ici, nous pourrions avoir un privilège !

– Raaaahhhh, ne me parlez pas de ça. En 25 ans de carrière, je n’ai jamais eu aussi peu de clients. Cela dit vous êtes charmants, alors ça me réconforte un peu.

Ralph rigola légèrement. Le serveur se tourna vers, et le dévisagea.

– C’est marrant, mais j’ai l’impression de vous avoir déjà vu quelque part…

– Je ne pense pas monsieur, répondit Ralph sous tension. Je ne suis pas d’ici et c’est la première fois que je viens à Versailles.

– Désolé, je croyais.

Il repartit dans ses cuisines, alors que Ralph derrière lui soufflait. Il s’adressa à Hortense :

– C’était moins…

Mais le serveur réapparu précipitamment.

– Mais vous êtes Ralph Carlton, lui dit-il en brandissant un journal.Numériser (2)

Sur la couverture, plusieurs photos de lui se présentaient. Tout d’abord celle des premiers jours, qui n’était pas vraiment flatteuse. Dans son for intérieur il remercia Hortense pour tous les bienfaits qu’elle lui avait procuré. En effet, sur la seconde photo, un visage beau et heureux avait remplacé le visage déconfit et terne de la précédente. Cependant, c’était l’immense photo de Hortense qui ressortait de la page. Joyeuse et belle, son image était préservée. Cependant Ralph ne s’était pas douté qu’il avait été vu ce jour-là. Bon, il s’était attendu à des photos de lui, ayant été surpris par des paparazzis lors de son arrivée. Il s’était même étonné qu’elles n’aient pas paru plus tôt. Mais Hortense n’avait jamais été exposée. Ils étaient forts, cela ne faisait désormais plus aucun doute. Peut-être même étaient-ils espionnés en ce moment même. Ralph regarda précipitamment autour de lui.

Hortense parut comprendre son inquiétude car elle lui demanda :

– Ralph, tout va bien ?

– Ce n’est pas sûr. On doit y aller, lui répondit-il en se levant.

Il tendit plusieurs billets au serveur, bien plus que nécessaire.

– Pour votre discrétion, lui dit-il simplement.

Numériser (1)Il attrapa Hortense par le bras et l’attira contre lui. Tiens, prend ça, dit-il en lui tendant sa casquette. Elle le regarda, abasourdie.

– Non mais ça ne va pas ! Je ne vais pas mettre ça. Je n’ai pas peur d’eux. Ils n’ont pas le droit de publier ces photos, et ils le savent. Ils vont les retirer je te promets, dit-elle, à présent énervée.

Ralph n’écoutait pas un mot de ce qu’elle disait. Il lui mit presque de force la casquette.

– Tu ne pourras rien faire, lui répondit-il simplement.

Il attrapa son portable et entreprit d’une main de taper un numéro.

– Ils ne discutent pas ces gens, enchaîna-t-il. Je viens ici pour me reposer, mais même ça, ils ne le comprennent pas. Je suis fatigué de tout ce cinéma…

Son téléphone sonna.

– Tom, dit-il dans un anglais irréprochable, j’ai besoin d’une voiture, c’est urgent.

Une fois qu’il eut raccroché, Hortense lui demanda :

-Tu téléphones aux Etats-Unis pour avoir un taxi toi ?

– Non, je téléphonai à un manager pour avoir une voiture privé. Les taxis, c’est fini. Bienvenu dans mon monde.

Ils s’assirent dans un coin, légèrement à l’écart de la rue. Hortense resta silencieuse. Elle avait retiré son gilet sous les yeux énervés de Ralph.

– Je ne vais quand même pas mourir de chaud pour une photo. Il doit faire au moins 30°.

– A quoi penses-tu ? l’interrogea-t-il, un peu inquiet de la réponse.

– Je ne pense à rien. Enfin, plutôt à plein de choses, mais rien de très intéressant.

– Charlotte, ça me tue quand tu dis ça. Allez, dis-moi.

– Vous vous inquiétez trop des tabloïds, et vous en oubliez de vivre. Enfin, ce que je veux dire c’est que c’est énervant, ok. Mais ce n’est pas non plus la fin du monde! La majorité de tes amis est exaspérée par leur comportement, mais cela dis, pour certains c’est tout bénef : de la publicité gratuite.

– Ça ne te dérangeait pas d’être sur ces magazines? demanda Ralph stupéfait.

– Eh bien, ce qui me dérange, c’est qu’il n’y ait aucune limite. Mais en vérité, je trouve ça plutôt normal. C’est vrai, soyons réalistes. Tu es une célébrité, tu gagnes des millions à chaque film, alors ça fait partie du job. Et je savais à quoi je m’engageais, je l’ai su dès le soir où tu m’as embrassé. On ne pouvait pas rester cacher comme ça pendant des années.

– Quelques jours de plus n’auraient pas été du luxe, cela dit. Voilà la voiture, ajouta-t-il quelques instants plus tard.

Hortense à sa vue marmonna :

– Pas étonnant qu’on nous remarque. Non mais tu as vu cette caisse !

Ralph regarda la voiture pour la première fois. Bon c’est vrai, qu’elle se démarquait totalement des autres voitures garées sur le bas-côté. Mais ses vitres teintées avaient de nombreux avantages.

Hortense monta la première dans la voiture, non sans une certaine appréhension. Ralph quant à lui grimpa à l’intérieur comme si il s’agissait d’une veille golf.

– Au Trianon Palace, ordonna-t-il au conducteur.

– S’il vous plaît, ajouta Hortense qui lança un regard courroucé à Ralph.

Le conducteur, qui n’avait jamais dû entendre ces mots, lui adressa un sourire. Ils arrivèrent à leur hôtel en moins de cinq minutes. Ni l’un, ni l’autre ne s’étaient cependant attendu à cette marée humaine de paparazzis.

– Les nouvelles vont vites, à ce que je vois, lança Ralph exaspéré. Bon Richard, je vais sortir par l’allée principale. Vous pourriez emmener Hortense par l’arrière, s’il vous plaît ? ajouta-t-il en instant sur ces mots qui ne lui étaient pas familiers.

– Bien Monsieur.

Ralph se tourna vers Hortense.

– Je vais les retenir, on se retrouve à l’intérieur d’accord ?

Hortense rigola :

– Oui j’avais compris le plan, champion !

Ralph, avant de sortir de la voiture, lui déposa un rapide baisé. Voilà entre autre l’avantage des vitres teintées pour les moins convaincus.

Il sortit précipitamment de la voiture. Bousculades, flash, interpellations… Rien de bien nouveau, mais sans ses gardes du corps, il se sentait vulnérable. Le service sécurité de l’hôtel l’aida cependant. « Pourquoi avoir choisi la France ?», « Pourquoi vous êtes-vous séparé de Kate ? », « « Qui est votre nouvelle copine ? ». Instinctivement, il se retourna vers le dernier et lui répondit :

– Ce ne sont pas vos affaires. Laissez-nous tranquilles. Je ne répondrai à aucune de vos questions.

Il atteint finalement l’entrée, non sans difficultés. Un agent vint à sa rencontre.

– Monsieur va bien ? Avez-vous besoin de quelque chose ?

– Comment se fait-il qu’ils soient tous ici ?

– Vous n’êtes pas au courant ? demanda l’agent, soudain mal à l’aise.

– Au courant de quoi ? S’énerva Ralph.

– De l’arrivée de Kate…

Une sueur froide l’envahit. Elle avait donc eu vent de la nouvelle. C’était inéluctable cela dit, mais la séparation était toujours trop récente.

– Où ?

– Eh bien ici, Monsieur. Au Trianon Palace, il y a une heure. Je pensais que vous rentriez justement pour cela. Mais de toute évidence ce n’est pas le cas.

NumériserEt c’est à ce moment qu’il la vit. Superbe, il n’y a pas d’autre mot. Elle avança paisiblement vers lui, en balançant ses cheveux bruns, parfaitement ordonnés dans une natte, comme dans une de ces publicités l’Oréal. L’agent était de toute évidence sous le charme. A leur arrivée, elle s’approcha de lui et l’embrassa sur la bouche comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Ralph recula furieux :

– Qu’est-ce que tu fais Kate ?

– Surprise, susurra-t-elle. Tu n’as pas l’air content de me revoir.

– Vraiment ? répondit-il, c’est un peu ironique étant donné la situation non ?

– Quelle situation ? Ecoute, je t’ai trompé avec Dan, et toi avec cette fille. Alors à présent on est quitte, lui dit-elle en plaçant ses mains sur la taille. Tu m’as tellement manqué chéri.

– Kate, tu ne comprends donc vraiment rien ? C’est fini entre nous. Je dois y aller et tu ferais bien d’en faire autant.

– Ne me dis pas que tu vas la retrouver ? lui demanda-t-elle énervée.

Ralph s’enfuit, exaspéré. Et à ce moment son téléphone sonna. Il ne comprit pas tout de suite.

–  Monsieur, hurlait Richard pour couvrir un brouhaha, Monsieur où êtes-vous ?

– Qu’y a-t-il et pourquoi n’êtes-vous toujours pas rentrés ?

– Monsieur, ils sont trop nombreux. Je suis seul avec elle, mais ils n’ont pas l’air décidé à la laisser rentrer. Demandez du renfort.

– Richard, ne me dites pas qu’il y en a aussi par l’arrière ? Qui les a prévenus ?

Mais au fond, il connaissait déjà la réponse. Il se précipita par l’arrière, suivi de plusieurs agents. Elle était complètement submergée, mais cependant très digne.

– Comment connaissez-vous Ralph ?

– Nous sommes amis, c’est tout. Maintenant, laissez-moi passer s’il vous plaît. Je sais que vous faites votre travail, mais je n’ai rien d’autre à ajouter. Laissez-moi passer, insistait-elle.

– Vous l’avez embrassé cependant. Nous avons les photos. Comment expliquez-vous cela ?

C’en était trop pour Ralph. Il dévala les quelques marches et se précipita vers Hortense. Il plongea ses yeux dans les siens, comme pour voir si elle tenait le coup, prête à la porter dans le cas contraire. Ce qu’il y vit cependant le rassura.

– C’est fini, cria-t-il. Rentrez chez vous.

Avec l’aide des gardes du corps, ils parvinrent à rentrer, bien que la foule fût de plus en plus insistante. A l’hôtel, Ralph ne prit pas le temps de s’arrêter pour souffler. Il courrait presque dans les couloirs, tentant de protéger Hortense en cachant son visage contre son torse. De toute évidence, elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Elle ne fit cependant aucun commentaire. Elle le suivit jusqu’à l’ascenseur qui heureusement arriva à ce moment précis. Ce ne fut qu’à l’intérieur, les portes rabattues, qu’il la lâcha. Elle tremblait tellement qu’elle dut s’asseoir contre l’une des parois. Ralph s’assit à ses côtés et mis un bras sur son épaule. Ils restèrent ainsi jusqu’à l’arrivée, chacun reprenant son souffle.

Lorsqu’ils arrivèrent dans la chambre, Hortense s’enfuit précipitamment et s’enferma dans les toilettes. Ralph rejoignit lentement la porte, il préparait mentalement les réponses à toutes ses questions. Car elle en aurait, cela ne faisait aucun doute.

– Hortense, sors de là, lui demanda Ralph.

– Va-t’en, lui répondit-elle de par la porte. Je ne veux pas te parler.

– Il faut qu’on parle pourtant.

– Je m’en fiche. Je veux être seule pour l’instant.

Numériser (4)A court d’argument, il s’assit contre la porte et attendit qu’elle se décide à sortir de la pièce. Il attendit une heure, puis deux, puis trois. Dehors, la nuit commençait à tomber. Il ne devait pas être loin des vingt-deux heures. Il se risqua à lui parler :

– Hortense, tu m’entends ? lui demanda-t-il.

Phrase bateau, mais il se sentait totalement démuni d’inspiration.

– Pourquoi étaient-ils tous là Ralph ?

– Ils étaient tous là car Kate les avait prévenus. Elle se trouvait déjà là à mon arrivée, ajouta-t-il.

Pas de réponse. Il s’inquiéta :

– Hortense, tout va bien ?

Il entendit du mouvement à l’intérieur de la pièce et, avant qu’il ne puisse réagir, elle avait ouvert la porte sur lequel il était appuyé. Il s’écroula à ses pieds.

– Content de te revoir.

– Ralph, ta copine est revenue et tu ne me le dis que maintenant ?

– Mon ex-copine, rectifia-t-il. Et je ne te le dis que maintenant car il y quelques heures, tu ne semblais pas disposée à me parler, lui rappela-t-il.

– Pourquoi est-elle revenue ?

– Elle pense qu’on est quitte si tu vois ce que je veux dire. Elle m’a trompé et pense que j’ai fait de même, répondit-il avec une grimace.

Devant la mine stupéfaite de Hortense, il sentit bon d’ajouter :

– Elle s’accroche à notre semblant d’histoire.

– En soi ce n’est pas étonnant…

– Si ça l’est. On n’est plus ensemble et il va falloir qu’elle s’y fasse.

– Elle t’aime, c’est tout. Et si tu étais sincère envers toi-même, tu ne me corrigerais pas si je disais que tu l’aimes encore.

– C’est toi que j’aime. Kate, je la déteste.

– Si tu n’étais pas attaché à elle plus que ça, tu lui aurais pardonné. Crois-moi. Parce que tu continues de lui en vouloir, tu t’accroches toujours plus à elle.

Ralph ne répondit rien. Elle avait tort et pourtant quelque chose au fond de lui l’empêcha de la contredire. Hortense alla s’asseoir sur le canapé et attrapa l’ordinateur posé sur une table devant elle.

– Ralph, ton mot de passe s’il te plaît ?

– TPHH2013.

Elle rigola et inscrivit le code.

– TPHH2013 ? Ça veut dire quoi ?

Il la rejoignit à ses côtés.

– Vous êtes bien curieuse. TP, pour Trianon Palace, HH, comme Hortense d’Harcourt.

– Tu m’as mise dans ton mot de passe ?

– Oui c’est évident. Tu n’as pas mon nom dans le tien ?

– Euh non, pas encore…

– C’est quoi ton mot de passe ? susurra Ralph dans son oreille, en lui embrassant le cou.

– Sully92 pourquoi ? ajouta-t-elle taquine, bien qu’elle sentit un certain désir naître en elle.

Ralph rigola.

– Encore un nouveau ? Et à qui ai-je l’honneur cette fois ? On ne m’avait pas dit que vous étiez comme ça mademoiselle d’Harcourt. Je ne suis pas votre père, mais je vais devoir vous punir…

– Non sérieux ? Tu ne connais pas Sully ? Dr Quinn ça ne te dit rien ? Waouh tu as de la concurrence ! J’avais 12 ans et j’ai complètement craqué pour lui. Et tu sais, on dit que l’on n’oublie pas son premier amour… Désolée, enchérit-elle simplement.

Elle semblait bien rire de sa plaisanterie et lorsque Ralph la poussa pour s’allonger sur elle se stoppa immédiatement.

– Je suis en train de chercher une bonne punition, répliqua-t-il, à votre insolence. Peut-être ça…

Il la chatouilla et du faire appel à toutes ces capacités d’équilibre pour ne pas tomber tant Hortense les craignait. Elle se tortillait sous son poids, le suppliant d’arrêter.

– Bon, reprit-il en observant les larmes du fou rire de Hortense qui tentait de reprendre sa respiration, la punition est bien trop agréable…

– Parle pour toi, le coupa-t-elle. Ce n’est pas toi qui es en dessous. En plus, tu m’écrases.

Elle tenta de s’échapper, mais il resserra son étreinte. Une lueur brilla dans les yeux de Ralph. Il avait envie d’elle, il avait besoin d’elle. Il désirait sentir ses mains caresser ses cheveux, son dos. Il avait besoin de sa chaleur. Il devait se sentir aimé, comme il aimait. Il s’approcha d’elle et l’embrassa. Elle ne comprit pas tout de suite et répondit à son baiser. Il devint plus insistant et ses mains balayèrent son corps, pour s’arrêter sur sa poitrine. Charlotte se figea, nette. Ralph en profita pour retirer sa chemise.

– Tu fais quoi ? lui demanda-t-elle précipitamment. Attend, dit-elle en se relevant alors qu’il attrapait ses mains.

– Quoi ? Tu veux retirer ma chemise ?

– Désolé Ralph, mais je ne peux pas faire ça… Tu ne comprends pas. Ça ne me ressemble pas.

– Qu’est-ce que tu veux dire ?

Il l’attrapa par la taille et l’assit presque de force sur ses genoux. Il entreprit de l’embrasser sur le cou. Des milliers de baisers et Hortense sentit son corps se consumer. Elle fléchit soudain et se retourna pour l’embrasser avec fougue. Ses doigts se cramponnèrent à ses cheveux. Ralph, qui avait pris cela pour une réponse personnelle, commença à lui déboutonner la chemise. Il sentit soudain ses doigts l’en empêcher. Elle se détacha de lui doucement. Et puis, en moins de temps qu’il n’en faut, elle se trouvait à l’autre bout de la pièce, en train de raccrocher sa chemise. Elle lui tourna le dos.

Ralph, dont la virilité en avait pris un coup, toussota comme pour connaître une explication.

– J’en ai envie, crois-moi. Mais je ne peux pas.

Elle avait insisté sur les deniers mots, comme si il lui en coûtait. Lorsqu’elle se tourna vers lui, elle avait des larmes aux yeux.

– Désolé, reprit-elle avant de s’enfuir par la porte.

 

A demain mes petits chats !

xoxo

delph

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